Vík et ses alentours

Vík, de son nom complet Vik í Myrdal, est la ville la plus méridionale d’Islande mais aussi la plus pluvieuse.

Avant de nous rendre dans cette bourgade de 300 habitants, nous décidons de quitter la route 1 (la principale, qui fait le tour de l’île) pour emprunter une route 4×4 afin de traverser les vastes champs de sable volcanique noir de Myrdalssandur formés par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous Myrdalsjökull durant les éruptions du Katla. Ce désert de 700 km² est dit hanté…

À nouveau sur la route 1, nous apercevons un panneau indiquant un point de vue. Nous nous arrêtons. Nous y découvrons plein de cairns (des petits tas de pierres) censés protéger des dangers, les voyageurs de l’époque des vikings.

Encore un peu plus loin, nous empruntons la route 214 qui mène au camping de Thakgil pour nous renseigner sur les treks aux alentours de Mælifell, un cône volcanique de 682 m dressé en bordure du glacier Myrdalssandur. Les informations en main, nous décidons de faire, le soir même une courte marche au milieu d’un canyon imposant et menaçant. Au bout d’1/2h environ, nous tombons nez à nez avec une chute d’eau, aussi jolie qu’inattendue. Sur le chemin du retour, le vent se met à souffler de plus en plus fort et la pluie commence à tomber.

Nous avons repéré un peu plus tôt un endroit idyllique où passer la nuit, avec une vue panoramique sur la région. En y retournant, tout est dans le brouillard. Nous attendons un peu dans la voiture que le temps s’améliore pour poser la tente mais rien ne change. Une heure plus tard, le vent et la pluie se sont empirés. Désespérés et frigorifiés, nous passons la nuit dans la voiture.

Au réveil, le temps est toujours le même que la veille, nous abandonnons l’idée de marcher vers le glacier Myrdalssandur et nous rendons directement à Vík.

Une fois dans la ville, nous nous occupons du ravitaillement : des pâtes, du riz et des sauces pour nous, du 95 pour Suzette. Nous nous offrons même un hamburger au restaurant de la station-service. Nous apprenons qu’il est possible de laver nos affaires à la piscine municipale mais après y être allés, nous laissons tomber l’idée car les machines ne sont disponibles que 2h plus tard. Juste après déjeuner, nous marchons quelques centaines de mètres pour approcher les pitons rocheux, connus sont le nom de Reynisdrangur, qui jaillissent de l’océan comme les doigts d’une main. La légende raconte qu’il s’agirait de malheureux trolls capturés par le soleil.

Avant de nous rendre à l’embarcadère pour les îles Vestmann, à 1h de route de Vík, nous effectuons encore 3 arrêts, l’un à Reynisfjara, réputé pour sa plage de sable noir et ses incroyables orgues basaltiques

un autre à Dyrhólaey où l’on a pu observer les macareux moines “s’amuser” des rafales de vent

et enfin, un dernier à Skógafoss, une spectaculaire chute d’eau tombant d’une falaise de 62 m de hauteur. La légende raconte qu’un colon nommé Thrasi aurait caché un coffre plein d’or derrière cette dernière et que l’on pourrait parfois voir l’or scintiller.

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