Thórsmörk

Rejoindre Thórsmörk avec notre Suzuki Jimny: mission impossible ? Sans aucun doute si l’on se fie aux propos du Lonely Planet “il est tout bonnement impossible d’atteindre Thórsmörk en voiture. Si vous avez un 4×4 surélevé, lancez-vous à l’assaut de la Route 249 et de la F249 jusqu’à l’intersection pour Húsadalur et Básar. C’est là que vous devrez laisser votre véhicule, car vous ne pourrez pas traverser la rivière à gué. Le bus qui fait traverser les passagers est un véhicule amphibie spécialement équipé pour passer le profond ravin jonché de blocs de roche”. Ça fait peur, n’est-ce pas ? Mais que l’on se rassure, nous avons une autre version du scénario venant de l’une des personnes du camping de Landmannalaugar : on pourrait garer la voiture juste avant la terrifiante rivière puis finir à pied.

Avant d’affronter cette piste, nous effectuons un arrêt à Seljalandfoss, une vertigineuse chute d’eau que l’on peut observer de devant et de derrière.

 

Revenons à la fameuse F249. Assez rapidement les premières rivières apparaissent en travers de notre route. Par précaution, nous passons à chaque fois en mode “low 4×4″. Suzette assure. Ce qui nous rassure c’est que nous croisons plusieurs autres 4×4 en sens inverse. Cela dit, ils sont tous plus gros que nous. Au fur et à mesure des kilomètres, les rivières se font plus larges, plus profondes, plus mouvementées, jusqu’à cette dernière, tant redoutée. Elle est bien située à quelques centaines de mètres d’un camping mais pas de celui qui nous intéresse, il nous faut donc la franchir ou rebrousser chemin. Dans un premier temps, nous nous arrêtons devant, le 4×4 qui arrive juste derrière nous, fait la même chose. Personne n’ose se lancer. Un peu après, un gros 4×4 approche, certainement conduit par un islandais. Sans hésitation, il passe la rivière.  Elle ne semble pas si terrible. Nous y allons. Aucun souci. Nous attendons le 4×4 derrière nous. Aucun souci. Nous arrivons au camping de Básar, point de départ de la marche que nous souhaitons effectuer. Il est déjà 11h30, la route a quand même été longue.

La marche en question c’est une partie du Fimmvördhuháls, un trek de 23,4 km qui relie Skógar à Thórsmörk que nous avons envisagé de faire mais, l’idée de trimbaler tout le matériel de camping et les contraintes liées aux bus pour revenir ensuite à notre voiture nous ont découragés. À défaut de le faire en entier, nous pensons faire environ 1/3 du trajet puis revenir sur nos pas.

Nous marchons à travers des paysages très variés, d’abord des étendues de verdure puis des surfaces noires et dévastées

jusqu’à atteindre la zone d’éruption initiale de l’Eyjafjallajökull avec les plus jeunes montages du monde, Magni et Módhi.

Pour le retour, nous commençons par emprunter le même chemin puis décidons de tenter un itinéraire alternatif pour varier un peu. La première descente sur terrain bien glissant me fait regretter ce choix mais rapidement je change d’avis, la vue vertigineuse sur le canyon est à couper le souffle.

 

Nous finissons par rejoindre le camping, épuisés mais enchantés, à plus de 20h30. Nous n’allons pas plus loin et y passons une nuit bien méritée.

 

 

Le lendemain matin, nous reprenons la F249 en toute confiance et faisons un petit décrochage pour nous approcher d’une langue glaciaire de l’Eyjafjallajökull.

 

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