Tasman Peninsula

La péninsule de Tasman est réputée pour sa ville pénitentiaire de Port Arthur. Il reste de nombreuses ruines de ce lieu encore habité par l’histoire. Nous avons choisi de la visiter en fin de journée, ce qui nous a permis de nous retrouver seuls, à la tombée de la nuit, dans des anciennes cellules d’à peine 3m² ou dans un asile psychiatrique… Même si le lieu n’a pas hébergé de prisonniers depuis plus de 100 ans, l’atmosphère y est toujours un peu dérangeante. Cette ville historique a également était marquée par l’histoire beaucoup plus récemment car en 1996, un déséquilibré a tiré dans la foule tuant une trentaine de personnes et en blessant de nombreuses autres.

Rassurez-vous, toute la péninsule de Tasman n’est pas hantée par ces malheurs. Aux alentours de Port Arthur, il y a également des merveilles géologiques issues d’un passé encore plus lointain. Le « Blowhole », le « Tasman Arch » ou le « Devils Kitchen » sont des exemples de roches se fissurant pour  se transformer au fil de l’érosion en grottes.

Nous avons également fait un trek de 9km qui nous a permis d’atteindre le haut d’une falaise et de découvrir, d’en haut, toute la péninsule et ses formations typiques. Tout au long du chemin il y avait d’énormes sacs blancs remplis de pierres qui avaient été livrés par hélicoptère. A mi-parcours, nous avons croisé 4 australiens (cheveux longs, barbe, poils dépassant de la chemise à fleurs et bandeau dans les cheveux…) en train de casser des pierres. Après avoir échangé quelques mots avec eux, ils nous ont expliqué qu’ils étaient là pour améliorer le chemin et que leur boulot était vraiment sympa car quand ils cassaient les pierres « ça faisait des jolies formes »… Vive la positive attitude !

Avant de quitter de péninsule de Tasman, nous avons fait le passage obligé dans le centre de protection des diables de Tasmanie. En effet, ces animaux sont en voie de disparition à cause d’un cancer du visage héréditaire. Pour décrire la bête, il s’agit d’une adorable petite peluche qui dort, qui court dans son enclos… puis arrive l’heure du repas ! Comme ce sont des charognards (cousins des hyènes), on leur jette des bouts de viande (des gentils wallabies de l’enclos d’à côté) et là, même s’il y en a assez pour tout le monde, ils se battent jusqu’au sang pour récupérer le bout du voisin, le tout en poussant des cris stridents. Vous voyez les gremlins ? Pas Guizmo mais les autres, les méchants. Eh bien, à l’heure du repas, les diables de Tasmanie leur ressemblent fortement.

3 thoughts on “Tasman Peninsula

  1. LSK

    Gizmo est un Mogwaï est pas un Gremlins. Ca y’est t’es parti trop longtemps ma soeur. Siouplait soyez cool et ramenez moi un diable. Ils portent aussi le doux nom de Sarcophile ce qui veut dire “qui aime les cadavres” (aucune blague politique de mauvais gout).

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