Svartisen

Après plusieurs centaines de kilomètres parcourus, nous sommes arrivés à la ville de Mo i Rana. Cette fois, un office du tourisme existait bien. Nous y sommes allés pour avoir quelques informations concernant les activités possibles sur la calotte glaciaire du Svartisen. La réponse à été simple puisque nous n’avions pas d’autre choix que de prendre un bateau puis de marcher 3 km pour s’approcher du glacier. C’est donc ce que nous avons entrepris de faire le lendemain matin.
Pour l’heure, il nous restait encore un peu de temps avant de planter la tente. Nous avons donc décidé de faire un petit détour par les routes aux alentours de l’embarcadère, espérant trouver l’emplacement idéal pour la nuit. Une bien mauvaise idée ! Les routes étaient en réalité des pistes jonchées de nids de poule et tous les emplacements qui semblaient nous convenir au premier abord étaient en fait imbibés d’eau. Après 1h30 de désillusions, nous nous sommes résignés à rejoindre le camping officiel situé au niveau de l’embarcadère. Moyennant 100 NOK (~10€), nous avons eu accès à un emplacement pour la tente et à des toilettes sèches, et surtout, à un splendide point de vue sur le lac résultant des glaciers.


Le matin, nous étions prêts pour le premier bateau de la journée, à 10h. Le trajet dure une vingtaine de minutes, il faut compter 150 NOK par personne pour l’aller-retour.
Une fois sur place, nous avons marché d’un bon pas pour semer le groupe de personnes ayant pris le même bateau. Au bout de 3 km, nous avons pu apercevoir l’imposant glacier Austerdalsisen.

Le voir de loin était déjà très impressionnant, mais avec quelques efforts supplémentaires, il était possible de se trouver tout à côté de lui.
Alors que nous étions “à ses pieds”, nous pouvions entendre le ruissellement de l’eau et de temps en temps, le grondement de la glace qui craque, ce qui a suffit à nous convaincre de garder nos distances.

Après l’avoir bien admiré, nous avons rebroussé chemin et avons fait quelques autres arrêts, entre autre au niveau de la puissante cascade, conséquence du goutte-à-goutte du glacier.


Nous avons pris le bateau de 14h30 pour retourner au camping où le soleil radieux qui nous avait accompagné toute la matinée était toujours présent. Il ne fallait pas rater une telle occasion. Au programme : douche, lessive et déjeuner le temps du séchage.

Du coup, nous ne sommes pas partis de bonne heure. Juste de quoi franchir le cercle polaire arctique

et trouver un joli coin boisé au-dessus d’une rivière déchaînée pour remonter la tente, tout juste démontée.

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