Sur la route de Darwin

Katherine, notre prochaine destination se trouvant à plus de 1000 km, nous voilà parti pour 3 jours de route non-stop ! N’oublions pas que nous ne roulons qu’à 80 km/h pour ne pas trop consommer (et pour que Sandra ne puisse pas dire que je roule trop vite). Lorsque l’on se lance dans un tel trajet (et en Australie en général), il faut savoir relativiser le temps et les distances. Les kilomètres n’ont plus le même sens, la vie tout autour de la route se révèle soudainement et l’esprit se permet quelques égarements.

Il faut préciser que les routes de ce pays sont particulièrement droites. Pour l’anecdote, l’un des géomètres responsable de la construction des premières highways (équivalent aux nationales en France) émettait une lueur à l’aide d’un miroir et son partenaire, au volant d’un bulldozer créait la route en ligne droite. Voilà ce que nous avons dû affronter…

Comme en France, il y a le long de la route des délinéateurs mais ceux-ci se confondaient dans une parfaite perspective nous rappelant que la fin était encore loin. Je n’ai jamais, pour autant, cédé à l’ennui.

L’une des distractions du voyage a été l’observation des rapaces en plein vol. Le pare-brise offrant une excellente vue sur ces oiseaux gracieux. Parfois nous croisions d’autres voitures, le salut était alors de mise ! Parfois nous croisions les fameux road trains : 1, 2, 3, 4 remorques ! Les appels d’air provoqués à leurs passages étaient un peu surprenants au début mais on s’y fait.

La musique nous a également bien accompagnés durant ces 3 jours. De Gainsbourg aux tubes des années 80. J’en ai également profité pour écouter plus attentivement les paroles des chansons et découvrir des nouveaux styles de musique. Il semblerait que dans le reggae, il y ait d’autres chansons que « Get up, Stand up »…

Au fur et à mesure des kilomètres, nous sentions le changement de climat, l’eau ne se faisait plus si rare, les herbes sèches laissaient place à des arbres verts, les pontons ne traversaient plus des rivières asséchées…

Mais au milieu de ces arbres, certains éléments venaient entacher le paysage… des kangourous ou autre animaux écrasés ? Pas du tout ! Des morceaux de pneus éclatés et des carcasses de voiture brulées. Qu’ont-elles donc fait pour finir ainsi ? Nous nous posons toujours la question…

Les 2 seules escales que nous nous sommes permis ont été l’une à Devil’s Marble, encore une curiosité géologique : l’érosion aurait cette fois-ci créé des boules… et l’autre sur un site où des météorites ont créé des cratères. Pour accéder à ce second, nous avons dû emprunter une route boueuse qui a permis à Obi de passer en mode camouflage (cf photo).

De retour sur la route, jai fait quelques tests pour optimiser la consommation d’essence de la voiture et me suis rendu compte  qu’en roulant plutôt à 75 km/h, j’arrivais à faire du 11L/100 km. En voilà une bonne nouvelle, mon voyage spirituel allait durer quelques heures de plus !

 

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One thought on “Sur la route de Darwin

  1. LSK

    Franck crapaüte dans la plus grosse miche de pain de l’univers et personne n’en parle…

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