Les îles Vesterålen

Nous avons débarqué dans la ville d’Andenes, sur l’île d’Andøya. Là, nous espérions faire une sortie en bateau pour observer les baleines. Sans surprise, le jour de notre arrivée, le temps était le même que sur l’île de Senja, c’est-à-dire pluvieux et venteux. Du coup, toutes les excursions de la journée avait été annulées, et même prévision pour le lendemain. Nous avons donc décidé de réserver pour le surlendemain, le vendredi, à 13h.

Pour notre première nuit, nous avons trouvé un joli petit coin sur une plage. Malgré mes interrogations, Franck, en tant que grand connaisseur de l’océan, m’a certifié qu’il était strictement impossible que la mer monte jusqu’à nous. Bizarrement, ses convictions se sont subitement envolées à 1h du matin. Nous avons donc déménagé en pleine nuit vers les dunes situées plus en arrière.

 

Le lendemain, il nous fallait occuper une journée annoncée comme très venteuse. Nous avons donc suivi la proposition de l’office de tourisme en effectuant une courte randonnée le long de la côte. Les offices de tourisme n’étant pas très “vendeurs” concernant les activités dans leur région, nous nous étions permis de demander l’avis du jeune homme auprès duquel nous avions réservé l’excursion en bateau. Son enthousiasme nous avait convaincus. Cela dit, il nous avait présenté la marche comme une promenade de santé. La réalité fût toute autre. Il semblerait que ce qu’un Norvégien définit comme balade est, pour nous, un vrai trek. En effet, nous avons commencé par l’ascension d’une montagne, certes petite, mais 400 m de dénivelé, sur une pente parfois bien raide, ça fait travailler les mollets.

Au sommet, un vent tel qu’il était parfois difficile de tenir sur ses deux jambes, et malheureusement, une vue partiellement couverte, mais tout de même très jolie.

Pour la descente, ça n’a pas été beaucoup plus simple, et surtout, le trek était “unmarked”, à nous de trouver le meilleur trajet… Une fois arrivés au niveau de la mer, nous pensions marcher tranquillement sur la plage. Quelle idée ! Le retour se fait en marchant, parfois même en escaladant, les blocs de roches tombés dans la mer.

Sur cette portion, nous avons rencontré quatre francophones (des Suisses, je dirais) hyper équipées. Elles trouvaient que la randonnée, et les randonnées norvégiennes en général, étaient dignes de la haute montagne. Il ne faut pas exagérer quand même. Quand nous leur avons dit que nous nous attendions à une marche plus “accessible”, elles ont été très étonnées que l’office du tourisme ne nous ait pas prévenus. Elles ont aussi ajouté : “Vous avez pris de l’eau quand même ?”. Qui a dit que nous étions complètement inconscients ?!

Après cette marche quelque peu éprouvante, mais fort sympathique, nous sommes retournés dormir au même endroit que la veille, mais cette fois, directement dans les dunes.

Le lendemain matin, nous avons trouvé un appel en absence de la société organisant l’excursion en bateau. Nous les avons rappelés. Ils avaient cherché à nous joindre pour que nous deplacions notre sortie en mer de 13h à 17h, mais finalement ce n’était plus la peine. À 13h, nous nous sommes donc rendus dans leurs locaux, et là, nous avons appris que le capitaine avait finalement décidé d’annuler, encore, l’excursion.
Nous nous sommes tout de même renseignés auprès de la société concurrente qui proposait également d’aller voir les baleines, mais sur de très gros bateaux. L’horaire proposé et l’idée d’être entassés sur une sorte de paquebot nous ont convaincus d’abandonner et de reprendre la route.

Nous avons roulé tranquillement jusqu’à Melbu où nous attendait le ferry pour les îles Lofoten.

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