Purnululu National Park – Bungle Bungle Range

Pour nous rendre au Purnululu National Park alias Bungle Bungle Range, il nous fallait affronter une piste très cahoteuse de 52 km comprenant 5 passages de cours d’eau. Pour être sûrs d’être au meilleur de notre forme, nous avons passé la nuit juste à l’entrée de la route en question. Finalement nous l’avons surmontée sans problème ! Elle secouait un peu par endroits mais rien de bien méchant et les passages d’eau n’étaient pas si impressionnants que ça.

Nous nous sommes alors rendus au poste de Rangers pour avoir quelques informations sur les treks et là, la priorité absolue de la Ranger était de nous faire réserver nos nuits au camping ! Nous n’avons pas cherché à la contrarier… Et sinon pour les treks ? En gros, elle nous a conseillé de lire la documentation papier. Sympa l’accueil !

Nous avons commencé par nous rendre à Echidna Chasm, un peu par erreur car au départ nous souhaitions faire une autre marche en premier mais nous ne l’avions pas trouvée. Et finalement, la chance était avec nous, un Chasm étant fait de 2 parois verticales étroitement rapprochées, il fallait le découvrir au moment où le soleil était au plus haut et nous y étions aux alentours de midi. Nous avons ainsi pu voir les parois orange s’illuminer. Magnifique !

Ensuite, nous sommes retournés à la marche manquée : Mini Palms. Quelques kilomètres au milieu de palmiers pour déboucher sur 2 plateformes dont l’une donnait sur une sorte de grotte imposante. C’est dans ces moments-là que l’on se sent tout petit…

Avant de nous rendre au camping, nous nous sommes arrêtés à un point de vue sur toute la région. Echidna Chasm et Mini Palms, situés au nord du parc ne sont pas spécifiques à Bungle Bungle mais ce qui nous attendait le lendemain, l’était. Il s’agit de dômes aux stries noires et ocre, en forme de ruches, constitués de grès et de conglomérats (formations rocheuses faites de galets et de roches rondes) et façonnés par la pluie au fil de millions d’années.

Le lendemain, nous sommes donc partis découvrir ces fameux dômes dans la Piccaninny Gorge. Le trek était unmarked mais a priori il n’y a rien de difficile à marcher au milieu d’une gorge : une paroi à gauche, une paroi à droite et il faut avancer au milieu… Aucun souci jusqu’à ce que … la gorge soit totalement inondée ! Nous avons donc pris un passage alternatif dans le bush (hautes herbes piquantes). Nous avons été confrontés à ce même problème à plusieurs reprises et avons fini par faire demi-tour lorsque nos jambes toutes griffées n’en pouvaient vraiment plus.

La journée ne s’est pas arrêtée là pour autant, nous avons pu voir de plus près ces fameuses formations géologiques à travers une courte marche et enfin, découvrir Cathedral Gorge, monumentale et majestueuse.

Pour finir en beauté, nous avons regardé le soleil se coucher transformant ainsi les couleurs de la roche et des nuages. On ne s’en lasse pas !

Le lendemain, il ne nous restait plus qu’à refaire les « terribles » 52 km pour récupérer la highway. A la sortie du camping, un allemand faisait du stop ; Comme nous sommes super sympa, nous l’avons embarqué avec nous. Franck étant un peu plus sûr de lui étant donné la façon dont c’était passé l’aller, il est allé un peu plus vite et au premier passage d’eau : Splatch ! L’eau est rentrée dans l’arrivée d’air et la voiture a calé juste à la sortie. Oups ! Comme nous étions coincés au milieu de la route et que nous gênions un bus en sens inverse, un 4X4 nous a tractés de quelques mètres pour que nous séchions tranquillement au soleil. Un quart d’heure plus tard, Obi est reparti. Ouf ! 2e passage d’eau, plus en douceur cette fois-ci… Nous avancions, nous avancions… et paf ! Calage au milieu de l’eau ce coup-ci. Pas de panique, nous avons appliqué ce que nous conseillait un guide de survie (au cas où l’on est coincé sur un chemin de fer et qu’un train arrive à grande vitesse mais également applicable pour sortir de l’eau) : nous avons fait caler la voiture plusieurs fois pour la faire avancer par à-coups. Pour être honnête, Franck a utilisé cette technique par hasard mais notre auto-stoppeur était impressionné par l’idée. Après une nouvelle attente de 20 minutes nous sommes repartis. 3e passage d’eau… Comme on dit : jamais 2 sans 3 ! Mais la petite nouveauté cette fois-ci, c’est qu’à force de laisser la clef au premier cran, c’est la batterie qui ne voulait plus repartir ! A peu près au même moment, 2 autres 4X4 sont arrivés : 2 australiens d’un côté et un couple de hollandais de l’autre. Les australiens ont accepté de nous tirer un peu pour que nous puissions démarrer la voiture mais pas de bol, ils venaient de casser leur clef ! Le couple de hollandais a donc pris le relais et, une fois de plus, nous sommes repartis ! Ils semblaient bien connaître notre auto-stoppeur… Normal, c’est eux qui l’avaient pris en stop à l’aller et bizarrement, ils avaient crevé, et vu les roues de leur 4X4, nous nous demandons encore comment ils ont fait… Arrivés au bout de cette route infernale, nous avons retrouvé le couple de hollandais et déposé notre allemand qui leur a demandé de continuer la route avec eux. Leur générosité les a obligés à accepter mais ils semblaient inquiets quant à l’avenir de leur voiture… Bonne chance et bye bye la guigne ! Et pour ceux qui ne sont pas superstitieux, nous aurons appris que le mot d’ordre lors d’un passage d’eau est la lenteur !

 

 

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