Parc national de Rago

Voilà, nous avions passé le cercle polaire ! Et contre toute attente, il y fait beau et chaud (enfin tout est relatif, ça reste tout de même la Norvège).
À la ville de Fauske, nous avons fait quelques courses au Coop Mega, rempli le réservoir de Putter, et sommes allés à la réception d’un hôtel prétendant faire également centre d’informations. Là, nous nous sommes renseignés sur la visite de la mine de Sulitjelma et sur la route y menant, définie comme superbe par le Lonely Planet.
Les deux femmes, loin d’avoir les compétences d’un office du tourisme, ont gentiment regardé sur internet et appelé les responsables de la mine. Finalement, il s’est avéré qu’il était trop tard pour profiter de la visite guidée prévue à 12h. Par contre, les femmes ont corroboré la version du Lonely Planet concernant la route rv830. Nous avons donc décidé de parcourir les 40km qui nous séparaient de la mine puis de revenir en arrière.
Malheureusement, nous n’avons pas vraiment eu le même ressenti que le Lonely Planet. Pour ma part, j’ai trouvé la route jolie mais rien d’extraordinaire. Franck, quant à lui, n’y a vu aucun intérêt. Il faut dire qu’un tiers de la route est composé de tunnels à travers les montagnes (grande spécialité de la Norvège, soit dit en passant).

Après ce léger détour, nous avons repris l’autoroute E6 en direction du parc national de Rago.

Les randonnées envisageables dans ce parc n’étaient pas très claires pour nous. Franck avait simplement vu sur internet la photo d’une très jolie cascade. Nous espérions donc trouver plus d’informations sur place.
Le long de la petite route qui mène au parc national de Rago, il y avait bien plusieurs parkings et, à chaque fois, un panneau indiquant 2 grands treks, mais rien concernant l’accès à la fameuse cascade.
Étant 15h passé, nous avons décidé de commencer par déjeuner et d’aviser ensuite.
Notre repas terminé, nous avons vu deux norvégiens avec chacun un grand sac à dos, et un chien, revenir par le chemin de randonnée. Alors qu’ils étaient en train de ranger leur affaires dans la voiture, nous sommes allés les voir pour obtenir quelques renseignements. Ils nous ont effectivement indiqué où se trouvait la cascade. Il fallait compter 3h pour l’atteindre et autant pour en revenir. Trop long pour entamer la marche à cette heure tardive, sans dormir en cours de route.
Finalement, après les avoir écoutés vanter les mérites du trajet qu’ils venaient d’effectuer, nous nous sommes laissés tenter. Nous avons pris en photo leur plan et sommes donc retournés à notre voiture pour préparer le nécessaire à deux jours de trek.

Pendant que nous nous affairions, un homme, la cravate au cou,  accompagné d’une femme, également bien habillée, sont venus à notre rencontre. L’homme à entamé la conversation en nous parlant de notre immatriculation suédoise car lui-même était Suédois. Il a ensuite évoqué son nom de famille d’origine française. Un échange de banalités jusque là tout à fait sympathique. Et puis, il nous a expliqué qu’ils étaient en Norvège pour parler de Dieu aux habitants. S’en est suivi la question “qu’en pensez-vous ?”. Personnellement, j’ai préféré m’abstenir d’entrer dans ce type de discussion, mais Franck s’en est donné à cœur joie. Il lui a fallu répondre à trois questions : “Comment sommes-nous arrivés là ?”, “Quel est notre rôle ?” et “Quel sera l’avenir ?”. Évidemment, les termes “évolution”, “hasard” ou encore “nous ne sommes rien à l’échelle de l’univers” n’ont pas vraiment semblé les combler. Après vingt minutes de débat sans fondement, l’homme nous a remis sa carte de visite : témoin de Jéhovah. Oh ! Quelle surprise ! Le pire est que Franck a vraiment été étonné. C’est vrai que c’est très courant qu’on vienne parler de Dieu sur des parkings.

Ce petit contretemps passé, nous avons attaqué la randonnée. Nous avons d’abord marché dans une sorte de forêt humide, longeant une rivière translucide.

Après avoir pris de la hauteur, nous avons découvert l’impressionnante cascade tombant de la montagne granitique d’en face.

Au bout de 5h de marche, aux alentours de 21h30, nous avons atteint le refuge Storskogdalen et avons posé notre tente à proximité.

Le lendemain, nous étions les premiers à reprendre le trek, mais rapidement nous avons été doublés par un Danois puis par un couple de Norvégiens et leur deux chiens. La randonnée présente quelques petites difficultés telles qu’une traversée de rivière, que nous avons fini par faire pieds nus, ou le passage de gros rochers. Mais cela en vaut la peine.

Le trek offre plusieurs panoramas grandioses et l’on passe juste au-dessus de la cascade.

Le plus dur à été les trois dernières heures. Il s’est mis à pleuvoir et le sol s’est transformé en boue. Nous avons fini les pieds trempés.
Le parking d’arrivée n’étant pas le même que le parking de départ, Franck a effectué au pas de course les derniers kilomètres du trek puis les 2km sur la route pour récupérer la voiture et venir me chercher afin que nous nous mettions rapidement au sec.
Après ces 9h de marche, nous avons roulé un peu, toujours en direction du nord.

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