Les îles Vestmann (Vestmannaeyjar)

À l’Office de tourisme de Vík, on nous a indiqué que pour prendre le ferry desservant les îles Vestmann, il suffisait de se présenter 1h avant, à l’embarcadère à Landeyjahöfn. Nous visons la traversée de 19h. Bien que Landeyjahöfn ne soit qu’à 1h de route de Vík, avec les quelques arrêts que nous effectuons avant, nous arrivons à l’embarcadère à 18h30. Les voitures sont déjà en place pour monter dans le bateau. Je cours acheter des tickets pour un départ imminent et un retour le lendemain soir. La jeune fille du guichet m’annonce qu’il n’y a plus aucune disponibilités pour un retour le vendredi. Je cours vers la voiture en discuter avec Franck. Nous décidons de planifier le retour pour le samedi matin, 8h30. Je cours à nouveau vers le bureau de vente. Pendant que je fais la queue, j’aperçois les voiture qui commencent à embarquer. Pour un aller/retour pour nous 2 et Suzette, nous en avons pour 90 000 ISK soit environ 60 €. Je sors, toujours au pas de course, il ne reste plus qu’une voiture, la nôtre. Je remets à Franck son ticket et celui de la voiture. Il peut enfin monter dans le bateau. La scène a le mérite de faire rire la personne chargée d’embarquer les véhicules. En ce qui me concerne, je m’élance vers la zone d’embarquement piéton. Je suis la dernière à monter. Et c’est parti pour 30 minutes de traversée.

Nous débarquons à Heimaey, la seule des îles Vestmann à être habitée. Par souci de simplicité, nous décidons d’aller au camping mais le lieu sans charme et particulièrement venteux nous fait vite changer d’avis. Nous sortons un peu de la ville et trouvons refuge pour la nuit dans la lave de l’Eldfell, avec vue sur la mer.

Le lendemain matin, nous nous promenons un peu dans cette lave vieille de (seulement) 40 ans puis montons en haut du cône volcanique de 221 m de hauteur.

Pour la pause déjeuner, nous allons découvrir les quelques ruines restantes du fort de Skansinn, construit au XVe siècle pour défendre le port, ce qui n’empêcha pas les pirates algériens de débarquer en 1627 de l’autre côté de l’ile. Les murs du fort ont été dévastés par la lave de 1973.

La marche du matin ne nous ayant pas suffit, nous nous lançons ensuite dans l’ascension du Stóraklif. Pour reprendre les termes du Lonely Planet, le chemin est traître et terrifiant, mais les courageux seront récompensés par une vue exceptionnelle. C’est un bon résumé. Pour atteindre ce sommet, il ne faut pas compter uniquement sur la force de ses mollets mais également sur celle de ses bras car l’ascension se fait à l’aide d’une succession de chaînes et de cordes. La descente est encore plus périlleuse.

Après cette journée bien fatigante, nous cherchons un nouvel endroit où poser la tente et finissons par retourner au même endroit que la veille.

Le lendemain matin, comme prévu, nous prenons le ferry de 8h30 pour continuer notre périple.

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