Les alpes de Lyngen

Après une longue journée de route, nous avons atteint la région des alpes de Lyngen. S’est alors posée la question : que faire comme trek ? Une marche bien connue des randonneurs qui commence au niveau de la ville de Furuflaten ? Ou une marche que Franck a trouvé sur le blog de quelqu’un qui a passé 10 jours à marcher dans la région, et qui débute depuis un parking vaguement identifié suur Google Map ? Nous avons opté pour la deuxième solution bien sûr.
Première étape : trouver le lieu de notre campement. Ça n’a pas été trop difficile. On a passé une agréable nuit sur une petite plage privatisée.


Deuxième étape, le lendemain matin : trouver le départ du trek. Ça n’a pas non plus été trop difficile. Le deuxième parking après avoir traversé la rivière.
Et enfin, troisième étape, et non des moindres : effectuer le trek en ayant pour informations que les grandes directions. Nous devions longer une rivière,  atteindre un premier lac, contourner une montagne, atteindre quatre autres lacs et enfin, rejoindre un glacier, le tout en 6h.
Ça avait l’air simple comme ça, mais ça l’a beaucoup moins été quand, dès les premiers kilomètres, nous nous sommes trompés de rive pour longer la rivière (ce que nous avons compris au retour). Au lieu de marcher tranquillement sur de l’herbe, nous nous sommes retrouvés sur de la caillasse, parfois glissantes, et surtout, il nous a fallu beaucoup de temps pour trouver un trajet convenable pour traverser la rivière et repasser du bon côté. Résultat : au bout de 5h de marche nous avions atteint le premier lac.

Il faut avouer que c’est un très beau lac, d’un magnifique bleu turquoise, mais il vaut mieux y aller en empruntant le bon chemin, celui que tous les Norvégiens que nous avons rencontrés ont emprunté. Est-ce que le sens de l’orientation est inné chez eux ? Ont-ils beaucoup de chance ? Ou ont-ils simplement une très bonne carte ? Ou peut-être que le problème vient de nous, allez savoir… Quoiqu’il en soit, cette première partie nous avait déjà bien éprouvés, mais nous avons tout de même continué, espérant que la suite serait plus accessible. L’espoir fait vivre mais la réalité à été tout autre. De la caillasse, encore de la caillasse, toujours de la caillasse. Il faut admettre qu’il y a eu de la diversité : parfois des petits graviers, parfois des gros rochers, et souvent des cailloux de taille moyenne. Après la longue traversée d’un no man’s land minéral, où nous n’avons plus croisé personne, nous avons atteint le deuxième lac.

Plus de 6h de marche et nous étions à peine à la moitié du trajet. J’ai préféré baisser les armes. Un petit rectangle d’herbe nous appelait à poser la tente. C’est ce que nous avons fait.

Franck, libéré du poids des sacs à dos, est parti durant 2h pour voir jusqu’où il pouvait aller. Il n’a même pas aperçu le glacier et a reconnu qu’aller plus loin aurait été de la bêtise.


Le lendemain, nous avons rebroussé chemin, en suivant, cette fois, le bon itinéraire qui s’est révélé bien plus facile.


Moralité : c’est une bonne idée d’aller voir le premier lac, mais il faut se limiter à cela. Et surtout, il faut toujours avoir la rivière sur sa droite !
De retour à la voiture, nous avons dégusté un bon déjeuner bien mérité puis nous avons repris la route en direction de Tromsö.

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