Landmannalaugar

Et nous voilà de nouveau sur la piste de Kjölur. Nous faisons halte à Geysir pour faire le plein d’essence et voir si quelqu’un serait susceptible de réparer notre pneu. Malheureusement, il n’y a aucun garage à moins d’une cinquantaine de kilomètres et de toute façon, nous sommes dimanche. Nous retentons dans 2 autres stations-services. La première nous tient le même discours qu’à Geysir. Dans la seconde, coup de chance, un homme qui vient de franchir une porte réservée au personnel entend notre requête, il propose de nous aider. Avec un peu d’eau, il identifie rapidement la petite fissure dans le pneu. Il va chercher sa caisse à outils. En un tour de main, il nous répare le pneu et nous conseille de ne pas le signaler à l’agence de location (c’était bien notre intention). Il nous “facture” le service environ 15 €. Bien payé pour le temps passé mais si peu pour le poids qu’il nous enlève.

Maintenant que nous sommes équipés de 5 roues valides, nous partons à la conquête du Landmannalaugar et de ses sommets aux couleurs incroyables.

Pour nous y rendre, nous faisons un léger détour afin d’emprunter la piste F225 réputée pour être magnifique.

La piste est effectivement très jolie mais pour jouir pleinement de ce paysage chaotique et dévasté, nous ne pouvons que conseiller de prendre les petites pistes qui se décrochent de la F225. Ces routes sont accessibles à tous les 4×4, même les plus petits (Suzette en est la preuve).

Grâce à ces décrochages nous prenons le temps de découvrir des lieux rarement foulés par les pas des touristes tels que Raudhaskàl, un cratère rouge que nous prenons le temps de gravir à la force des mollets.

ou Raudhfoss, une cascade rouge (couleur à l’honneur lors de notre premier jour dans la région) dont nous remontons le cours d’eau afin d’en découvrir la source, un trou noir menant directement au centre de la terre (enfin c’est ce qu’il paraît).

Nous ne rebrousserons qu’une fois chemin, au niveau du contour du Krakatindur, car les rochers sembleront un peu trop gros pour Suzette.

Étant donné qu’il est strictement interdit de faire du camping sauvage dans les parcs nationaux ou les réserves naturelles, nous décidons de faire quelques kilomètres en arrière et trouvons un coin, au bord d’une rivière, où passer la nuit.

Le lendemain, nous reprenons notre virée en 4×4 et partons à la découverte de plusieurs lacs dont le Saudhleysuvatn.

Cette fois, nous décidons de passer la nuit dans le camping officiel, l’occasion de prendre une bonne douche chaude (eau chaude chronométrée tout de même) et de rencontrer la civilisation.

Pour le dernier jour dans le Landmannalaugar, c’est à pied que nous décidons de découvrir la région. Pour ce faire, nous mixons 3 treks différents. Au cours de notre marche, nous traversons des champs de lave

marchons à travers les fumerolles

atteignons le sommet du Brennisteinsalda où nous manquons de nous perdre tellement la visibilité est faible à cause du plafond nuageux très bas

et longeons la crête du Sudhunàmur qui nous offre des panoramas incroyables sur l’ensemble de la région.

À la fin du trek nous croisons 2 jeunes autrichiens venus passer quelques jours pour faire de la descente à vélo (avis aux amateurs car il y a vraiment de quoi se faire plaisir).

Avant de partir, nous n’oublions pas les bienfaits qu’offrent les “vrais” campings et remplissons notre bidon d’eau chaude.

Nous quittons le Landmannalaugar par la piste F208 sur laquelle nous sommes confrontés à de nombreuses traversées de rivière. Nous les franchissons toutes sans aucun problème.
Après une nuit tranquille au bord de la rivière, nous reprenons le chemin de la F208.

Au bout de quelques kilomètres, nous nous rendons à la chute d’eau Ófærufoss, accessible au bout d’une marche de 3/4 h environ. Sur le chemin, nous croisons 4 jeunes (américains ?) chargés de restaurer l’un des treks. Merci le WHV (ou équivalent) !

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