Laki – région du Lakagígar

En cette belle journée ensoleillée, nous partons à la découverte du volcan Laki dont l’éruption fut l’une des plus catastrophiques de l’histoire de l’humanité. Au printemps 1783, une multitude de fissures s’ouvrirent, fomant environ 135 cratères qui projetèrent de la roche en fusion à 1 km dans les airs.

Avant cela, nous faisons un rapide détour par Kirkjubæjarklautur afin de faire le plein d’essence et de courses.

La piste 4×4 de 50 km qui permet d’accéder au Lakagígar ne présente aucune difficulté ni grand intérêt, si ce n’est sur la fin lorsque l’on commence à découvrir l’ensemble des cratères. Et le temps, particulièrement agréable, nous offre la possibilité d’un déjeuner sur l’herbe, en T-shirts. Événement suffisamment rare pour être souligné.

 

Une fois sur place, à peine sortis de la voiture, une jeune Ranger (20 ans semble être l’âge moyen des Rangers islandais. Serait-ce un job d’été ?) vient à notre rencontre pour nous expliquer les différentes marches possibles et nous rappeler qu’il est strictement interdit de marcher ou de rouler en dehors des tracks officiels. La remarque peut paraître étonnante mais il est vrai que nous voyons très souvent des traces de roues à des endroits assez improbables. Nous soupçonnons plutôt les islandais et leurs 4×4 bigfoot que les pauvres touristes et leurs Suzuki Jimny.

Revenons à Laki. Dans un premier temps, nous marchons jusqu’à son sommet, à 818 m de hauteur afin d’avoir une vue panoramique sur les 25 km de cratères alignés.

En redescendant, le temps s’est comme évaporé. Il est bien plus tard que ce que nous pensions et tout le monde a déserter. Peu importe, nous continuons notre promenade. Il y a une courte marche à faire avec une brochure expliquant les phénomènes géologiques mais nous ne trouvons le document qu’en islandais. Tant pis. Nous reprenons la route et nous arrêtons d’abord à une grotte de lave dans laquelle nous faisons quelques pas

puis à un point de vue, extrêmement venteux, sur la région et enfin, nous faisons quelques centaines de mètres d’un trek passant autour de plusieurs cratères dont l’un est rempli d’une eau turquoise.

 

L’heure passant, nous nous décidons à partir à la recherche d’un emplacement où passer la nuit. Les champs de lave n’étant pas très accueillants pour planter la tente, il nous faudra plusieurs dizaines de kilomètres et une traversée de rivière plus compliquée qu’elle n’y paraît pour trouver l’endroit idéal, au bord d’un petit lac.

 

Le lendemain, nous faisons un arrêt à la jolie Fagrifoss (“belles cascades”) avant de quitter définitivement la région du Lakagígar.

Lakagígar - Fagrifoss

 

Leave a Reply

%d bloggers like this: