Jökulsárlón

Après avoir quitté Skaftafell, nous avons trouvé refuge pour la nuit au niveau de la lagune glaciaire de Breidhárlón. L’endroit est splendide mais le vent semble s’imprégner du froid du glacier.

Au réveil, après avoir remballé notre “chambre”, nous nous rendons à la lagune de Fjallsàrlón, à quelques kilomètres de là, où des icebergs se détachent du Fjallsjökull. La scène est belle et apaisante mais ce n’est rien comparé à ce qui nous attend à Jökulsárlón.

 

Au premier abord, Jökulsárlón est un lieu très (trop) touristique avec ses bus qui gardent le moteur allumé pour ne pas se refroidir, ses stands proposant des excursions en bateau et son magasin de souvenirs. Mais Jökulsárlón c’est aussi un endroit magique où de nombreux icebergs, parfois gigantesques, parfois aux formes surréalistes, dérivent en direction de l’océan Atlantique. La lagune mesure 18 km² et elle est profonde de 250 m. Les icebergs proviennent du Breidhamerkurjökull, une ramification du Vatnajökull. Ils peuvent rester jusqu’à 5 ans dans la lagune avant de dériver vers Jökulsá, la plus courte rivière d’Islande, jusqu’à l’océan. Les voir simplement flotter est un spectacle déjà envoûtant mais lorsqu’un petit glaçon entre en collision avec un bien plus gros que lui et chamboule tout l’équilibre, révélant ainsi la partie subaquatique, bleue éclatante, de ces monstres de glace, c’est absolument fascinant voire totalement addictif. À chaque fois qu’un petit iceberg dérive, nous attendons avec excitation “l’effet papillon”.

 

Après cet incroyable spectacle naturel, nous reprenons la route en direction de Höfn où nous trouvons un restaurant d’hôtel qui propose de délectables pizzas dont l’une à la langoustine, spécialité de la région. Nous profitons également de cette grande ville pour faire le plein de courses. Par contre, le lieu ne présente que peu d’intérêt touristique. Repus et prêts à affronter plusieurs jours de no man’s land, nous prenons la direction des fjords de l’Est. Après quelques heures de conduite, nous nous arrêtons en haut d’une falaise, en bord de mer, pour une nuit bercée par le son des vagues.

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