Jökulsárgljúfur (Parc National du Vatnajökull – Nord)

Loin de Askja, nous pensions être sauvés du froid mais c’était mal connaître l’Islande…

Nous arrivons dans la région du Jökulsárgljúfur en fin de journée et trouvons refuge pour la nuit aux abords d’une piste 4×4, en dehors des délimitations du Parc National. Il fait beau bien qu’un peu froid. Nous décidons tout de même de planter la tente car cela fait déjà 2 nuits que nous dormons dans la voiture et ce n’est pas de tout confort, enfin surtout pour Franck qui doit se faire une place entre le volant et les pédales. Plus nous avançons dans la soirée et plus le froid se fait sentir, surtout au niveau des pieds et des mains. Franck pensant que ses pieds vivent leurs dernières heures (il paraît que nous ne sommes pas tous égaux face à la douleur) décide d’utiliser le sachet de riz qui doit nous servir de repas pour le lendemain midi pour se les réchauffer. Il daigne tout de même emballer le sachet dans du Sopalin avant de l’utiliser. Ses pieds sauvés d’une fin annoncée, nous nous endormons un peu grelottant.

6h30 : il se réveille, il ne sent plus ses pieds ! (ndlr : je tiens à préciser qu’il n’y a ni moquerie ni exagération de ma part, je ne fais que reprendre les propos du principal concerné). Il sort de la tente pour marcher, courir, et s’aperçoit que cette dernière est couverte de givre tout comme l’herbe qui nous entoure. La casserole que nous avions laissée à tremper et remplie d’un bloc de glace ! Il faut agir vite avant qu’il ne soit trop tard, avant que ces pauvres pieds ne puissent plus être réanimés. L’instinct de survie pousse Franck à faire bouillir de l’eau qu’il refroidit légèrement en la transvasant entre plusieurs réceptacles. Il plonge ensuite ses pieds dedans. Ils reviennent à la vie après 1h30 de combat. Entre temps, il passe voir dans la tente si je ne suis pas congelée. Je dors.

Quelques heures plus tard, il fait un grand soleil.

Malgré le traumatisme, le voyage reprend son cours et nous partons à la découverte des différents points d’intérêt de la région, tous situés le long d’une route d’une trentaine de kilomètres.

 

Jour 1

Une courte marche permet d’accéder aux cascades de Selfoss et Dettifoss. Cette dernière mesure 44 m de hauteur et 100 m de largeur, elle a le plus gros débit d’Europe. Être tout à côté est vraiment impressionnant, c’est un monstre de puissance. La vapeur d’eau qui s’en dégage est si importante qu’elle est similaire à une grosse pluie, ce qui signera d’ailleurs la fin de l’appareil photo de Franck.

 

Une marche de 2h30 (les temps de marche sont ceux donnés par notre guide mais avec les photos, les pauses et les détours, nous mettons en réalité toujours plus longtemps) permet d’observer la gorge dans laquelle coule la rivière Jökulsá puis de descendre à son niveau. Malheureusement, l’itinéraire s’avère fermé juste avant l’accès à la rivière car celle-ci menace de déborder suite aux récents mouvements sismiques. Nous rebroussons donc chemin.

 

Nous retournons sur la même piste que la veille pour passer la nuit, qui se déroulera sans encombre.

 

Jour 2

Une marche de 1h20 dans la région de Hólmatungur nous mène, à travers une végétation luxuriante, à plusieurs jolies cascades défilant sur une roche fracassée.

 

Une incroyable marche de 1h45, dans la région de Hljódhaklettar, nous permet de découvrir des colonnes basaltiques formées par le refroidissement rapide de la lave, Kirkja, une grotte de lave et Raudhólar, un volcan aux couleurs vives.

 

Nous apercevons sur le parking, le véhicule du Suisse rencontré à Askja, mais lui n’est pas là.

Nous passons la nuit sur les hauteurs de Ásbyrgi, avec vue sur le canyon.

 

Jour 3

Nous commençons la journée par une bonne douche au camping (que l’on squatte un peu).

Ensuite nous attaquons le trek de 3h30 qui longe le canyon d’Ásbyrgi. La marche, qui entre autre traverse un golf, est assez longue et ennuyeuse pour “seulement” 2 beaux points de vue.

Nous abandonnons l’idée de faire la marche sur le rocher Eyjan, que nous pensions initialement faire, car le point de vue est sensiblement le même que celui que nous avons eu avec l’autre trek.

Avant de reprendre la route, nous dégustons un hamburger à la station-servive de Ásbyrgi. L’odeur des frites nous ayant happés dès notre retour de trek.

Nous repartons par la même route qu’à l’aller et croisons en chemin un Suzuki Jimny, sans conducteur, le pare-chocs avant et l’une des vitres détruits, ce qui nous rappelle qu’il faut toujours être vigilant sur les routes et les pistes.

 

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