Exmouth – Ningaloo Marine Park – Cape Range National Park

Le Ningaloo Reef est la barrière de corail de la côte ouest. Bien moins connue que celle de l’est, elle n’a pourtant rien à lui envier. En effet, les coraux se trouvent à seulement quelques dizaines de mètres de la plage, ce qui permet de les découvrir en snorkeling (plongée avec masque et tuba).

En Australie, le tourisme de masse n’existe quasiment pas : hôtels, caravan parks ou autre types d’hébergements confortables n’ont pas leur place dans ce parc national. Sur 60 km de long il n’existe qu’une petite dizaine de campings rudimentaires, avec uniquement des toilettes sans eau (le seul robinet d’eau se trouvant à l’entrée du parc), comprenant chacun entre 5 et 10 places. Pour réserver son emplacement, il existe 2 méthodes : par internet (en s’y prenant bien à l’avance) ou en faisant la queue dès le matin à l’entrée du parc. Après une nuit passée au caravan park d’Exmouth, nous nous sommes donc rendus à 6h30 à l’entrée et avons attendu l’arrivée du Ranger à 8h. Nous étions la 4ème voiture dans la queue et une dizaine d’autres sont arrivées par la suite. A son arrivée, la Ranger branche sa radio (car je précise que le réseau téléphonique n’est pas encore arrivé dans la région et la WiFi… la quoi ?!) et chaque responsable des campings donne alors le nombre d’emplacements disponibles. On entend « full » (plein), « full », « 2 places », « full »… Aïe… La Ranger passe ensuite auprès de chaque voiture pour demander combien de nuits chacun souhaite réserver. Nous décidons, si c’est possible, d’y rester 5 nuits. Et coup de chance, il lui restait une disponibilité dans un camping mais pour confirmer la réservation, il fallait s’y rendre rapidement et payer car sinon la place pouvait nous passer sous le nez. Nous sommes donc partis à 180 km/h sur les routes du parc national ! (non je déconne, même avec un tel enjeu, nous maintenons notre vitesse de croisière de 70 km/h maximum). Une fois l’administratif réglé auprès du hoster (un bénévole qui vit dans le camping), nous nous sommes rendus à notre « chez nous » jours à venir et, comme nous l’avait demandé la Ranger, nous avons installés notre table pour « marquer notre territoire ».

 

Parlons maintenant du snorkeling. Il existe 3 principaux sites où s’y consacrer : Turquoise Bay, Oyster Stacks et Lakeside. Nous avons fait nos premiers pas (enfin plutôt nos premiers battements de palmes) à Lakeside, le plus facile d’accès. Pour ma part, le premier jour a été un peu difficile : respirer dans un tuba, gérer l’eau qui rentrait dedans, avancer avec des palmes… ça faisait beaucoup, mais en y allant doucement, j’ai pu dépasser cette appréhension. Franck, quant à lui, n’a eu aucun mal à se lancer, seule sa technique de  « palmage » laisse encore aujourd’hui à désirer…

Rapidement nous avons pu observer un monde qui jusqu’alors nous était totalement inconnu. Des coraux, des poissons aux couleurs chatoyantes, une énorme tortue installée dans le fond de l’eau… les jours suivants s’annonçaient pleins de belles découvertes.

Une fois que nous avions pris un peu d’assurance, nous avons tenté le drift de Turquoise Bay. Le principe consiste à partir d’un point A, de se laisser porter par le courant tout en observant la vie marine puis de ressortir à un point B ou, pour les plus courageux (ce que nous sommes), de remonter le courant à la nage. Nous avons vu des raies et Franck aurait vu (mais aucune preuve ne l’atteste) un requin de récif.

Nous n’avons passé que quelques heures à Oyster Stacks car le site n’est accessible qu’à marée haute, sinon le corail est trop haut et l’on risque de l’abîmer et également de se blesser car le corail est très coupant (mon genou peut en témoigner). A Oyster Stacks, il n’y a pas de plage mais des rochers alors l’introduction dans l’eau avec des palmes aux pieds est un peu plus compliquée mais le petit effort a été très vite compensé, une fois de plus, par une vie sous-marine exceptionnelle.

Même si le principal atout du parc est son récif, il y a également quelques marches qui méritent quelques heures d’attention. Nous avons donc découvert la Mandu Mandu Gorge offrant une belle vue panoramique sur les falaises de calcaire rouge entaillées de profonds canyons.

Après 5 jours ensoleillés, nous avons quittés le parc sous la pluie. Nous avons choisi de prendre un raccourci. Il fallait d’abord traverser Yardie Creek et le centre d’information nous avait bien mis en garde : le sable étant très mou, le passage pouvait être compliqué… Finalement, nous l’avons passé sans aucun problème, mais ce qu’ils auraient plutôt dû nous dire, c’est que les 100 km qui suivaient n’étaient que de la tôle ondulée ! La route a été longue et éprouvante mais nous sommes arrivés à Coral Bay avant la nuit.

 

 

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