En direction du Nord

Quel bonheur de se réveiller avec un grand soleil. Nous saisissons l’opportunité pour prendre une petite douche maison : un plaid (la salle de bain), une bassine (la baignoire), 3L d’eau maximum par personne, un gant de toilette, du savon, et c’est parti ! Le plus dur, c’est lorsqu’un nuage passe…

Nous reprenons ensuite la route pour remonter la côte Est. En chemin, nous faisons escale à une petite chute d’eau dont j’ignore totalement le nom mais bienvenue pour se dégourdir les jambes.

 

Nous atteignons ensuite Egilsstadhir, carrefour routier de la région et centre du commerce local, où nous nous offrons de “délicieux” sandwiches Subway. Nous faisons également quelques courses au supermarché Bonus où nous découvrons le concept de rayon frigorifié. Plutôt que de mettre les aliments frais dans des réfrigérateurs, il semble qu’il soit plus intéressant (économiquement parlant j’imagine) de mettre les aliments et les acheteurs dans une pièce frigorifique. Mieux vaut prévoir les blousons.

À ce croisement, nous nous posons la question fatidique : visiter ou ne pas visiter les fjords de l’Est ? Ceux de l’Ouest sont a priori plus spectaculaires. Nos 35 jours de voyage ne nous permettent pas de découvrir les 2 régions. La décision est finalement assez évidente. Mais pour ne pas l’évincer totalement, nous décidons de faire un petit détour par Seydhisfjördhur à une trentaine de kilomètres de là où nous nous trouvons. Une fois sur place, nous ne trouvons rien à faire ni à voir. Apparemment la seule façon de jouir du paysage du fjord est de réserver (au moins la veille) une excursion en kayak. Et bien tant pis pour les fjords de l’Est.

Seydhisfjördhur

 

Nous repartons vers Egilsstadhir pour ensuite emprunter la Route 931 qui longe le lac Lagarfljót, et nous arrêtons à Hengifoss, la 2e plus haute cascade d’Islande. Il faut (théoriquement) 1/2 h de marche pour l’atteindre mais la pluie battante rend le trajet un peu plus compliqué.

Nous revenons à la voiture, il est 20 h passé, il nous faut trouver un endroit où passer la nuit. Un brouillard épais s’est installé. La visibilité est à peine de 50 m. Nous suivons, un peu au hasard, une petite route qui monte. Rapidement, nous discernons sur le bas-côté une zone où il est possible de garer Suzette et monter la tente, juste à côté d’un cairn géant. Nous nous installons.
À 4h30 du matin, je suis réveillée par un coup sur la tête. L’une des sardines a lâché. Un vent violent s’est levé dans la nuit. Franck sort pour réparer avant que la tente ne s’effondre totalement. Je reste à l’intérieur pour ne pas qu’elle s’envole. À coup de grosses pierres nous arrivons à stabiliser la situation puis nous rendormons pour quelques heures. Au réveil, nous découvrons enfin l’endroit où nous avons passé une nuit plutôt mouvementée.

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