Coober Pedy, Breakaways Reserve et Painted Desert

Au fur et à mesure que nous nous approchions de Coober Pedy, nous apercevions des monticules de terre de plus en plus nombreux. Vous vous demandez : mais qu’était-ce donc ? Et bien sachez que Coober Pedy est la capitale mondiale de l’opale. Tout comme la fièvre de l’or, la fièvre de l’opale a poussé des gens du monde entier à venir creuser dans la région. Aujourd’hui, il est interdit de chercher de l’opale dans la ville et ses alentours. Coober Pedy semble figée dans le temps : les trous sont restés tels quels, certaines machines d’extraction attendent que le temps les achève et les gens… c’est la grande question : Où sont les gens ? Nous avons bien trouvé quelques aborigènes vivant dans la rue, quelques touristes ne se déplaçant qu’à 10m autour de leur bus mais les « vrais » habitants, ceux qui travaillent, qui ont une famille, semblent avoir déserté la ville. L’autre spécificité de Coober Pedy est les maisons troglodytes. En effet, il peut y faire jusqu’à 50° en été, du coup la population (enfin celle qui a existé un jour) a décidé de s’installer sous terre.

Pour découvrir un peu toutes les richesses de la région, nous nous sommes rendus à la Old Timers Mine où une mine d’opale, initialement creusée en 1916, a été redécouverte lors de l’agrandissement d’une maison troglodyte. Nous avons pu ainsi visiter la mine, la maison sous-terraine puis assister à une démonstration d’utilisation de machines d’extraction. Nous sommes également allés au point de vue sur la région à ne pas louper, le Big Winch Lookout : Après avoir traversé une espèce de décharge de voitures, nous sommes arrivés en haut d’une colline où se trouvait un bâtiment en lambeaux à vendre (anciennement boutique de souvenirs) et la vue donnait sur… des trous. Avant de quitter la ville, nous avons fait un petit tour dans 2 églises troglodytes dont l’une avait exposé des panneaux d’informations démontrant l’absurdité de la science. Par exemple, comment peut-on croire à la théorie de l’évolution alors que « Et Dieu créa l’homme » est bien plus crédible ? J’adore !

Coober Pedy nous a vraiment laissé une impression post apocalyptique ou peut-être sommes-nous totalement passés à côté de la ville… Quoiqu’il en soit, la région a inspiré nombre de réalisateurs puisque Mad Max III et plusieurs films de science-fiction y ont été tournés.

 

En reprenant la route, nous avons fait un petit détour par la Brekaways Reserve où nous avons pu entre autre découvrir le Castle, formation rocheuse blanche et ocre rendue célèbre par Mad Max III et Priscilla, folle du désert. Après quelques centaines de kilomètres à travers un désert aux facettes multiples, nous avons atteint le Painted Desert, une région où les montagnes revêtent de splendides couleurs. Nous avons pris le temps d’y faire une petite marche pour les voir de plus près et comprendre d’où venaient ce jaune, ce marron, cet orange… si caractéristiques ; Ces « traces de peinture » sont en réalité des couches de petits cailloux formés depuis la roche et dispersés au cours du temps. Nous avons passé la nuit au niveau du point de vue sur le mont Arckaringa, le plus célèbre de tous et avons profité d’un splendide coucher de soleil. Le lendemain matin, nous avons repris la route en direction d’Oodnadatta.

 

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