Cape to Cape

Le Cape to Cape track est un trek de 135km reliant le Cape Naturaliste au Cape Leeuwin. Ce n’est pas que 135km nous faisait peur mais le temps nous étant compté, nous avons choisi de découvrir cette région en voiture.

Nous avons passé une nuit sur le parking de Meelup Beach, lieu très prisé des surfeurs ; d’ailleurs, le lendemain matin, plusieurs surfeurs sont venus en voiture, ont regardé la mer puis sont repartis… Pourquoi ? Certainement parce que LA vague n’était pas au rendez-vous.

A Cape Naturaliste, nous avons fait quelques marches dont l’une nous a offert un spectacle qui reste encore un mystère aujourd’hui : des dizaines d’otaries flottaient avec une nageoire en dehors de l’eau. Après de longues minutes d’observation, nous n’avons pas réussi à définir si elles étaient mortes, si elles dormaient, s’il s’agissait d’une secte en plein rituel… C’était vraiment étrange.

Ensuite nous avons pu profiter de beaux points de vue sur la côte à Sugarloaf Rock et Yallingup Beach. Les vagues nous semblaient déjà énormes mais ce n’était rien comparé à ce que nous avons pu voir le lendemain à Cape Freycinet où des vagues de 10m se fracassaient sur la roche.

Nous avons dormi une nuit à Canal Rock qui tient son nom du fait que la roche a créé un canal naturel dans lequel s’engouffre la mer, ce qui a tendance à engendrer certains remous… et les australiens ont eu la très bonne idée de construire un ponton juste au-dessus de ce canal. Gare à la douche ! Durant notre petit déjeuner, nous avons observé avec passion la technique de plongeon du martin-pêcheur : pivot à 90°, descente puis piqué-plongée ! La technique était parfaite par contre, en ce qui concerne la pêche, elle n’a pas été très fructueuse.

Au centre d’information de Busselton, une dame nous avait indiqué des chutes d’eau à aller voir mais ses indications étaient plutôt approximatives. Nous savions d’où partir, quelle direction prendre à peu près et qu’il fallait marcher environ 2km pour tomber dessus alors nous marchâmes encore et encore jusqu’à perdre tout espoir et décidâmes alors de revenir sur nos pas. Sur le chemin du retour, nous avons rencontré 3 autres personnes en quête de ces fameuses chutes d’eau. Après avoir échangé quelques mots avec elles, nous avons décidé de tenter une dernière trajectoire, de l’eau stagnante non salée nous laissait penser qu’il y avait peut-être un cours d’eau à remonter pour atteindre l’oasis (enfin la chute d’eau). Et miracle ! Nous y sommes arrivés ! Nous avons découvert une ridicule chute de gouttes d’eau… Bon l’important  c’est de l’avoir trouvée…

 

Cette région contient un certain nombre de grottes. Nous avons décidé d’acheter un pass pour en visiter 3 : la Lake Cave, la Mammoth Cave et la Jewel Cave.

La première, Lake Cave a, comme son nom l’indique un lac en son centre. Nous l’avons visitée avec un groupe d’adolescents australiens. Munis de leurs téléphones portables, ils se sont pris en photo devant les stalactites puis devant les stalagmites puis devant les colonnes… En ce qui concerne la guide, elle ne nous a pas appris grand-chose, elle semblait plutôt être là pour allumer les différentes lumières.

La seconde, Mammoth Cave, est une grotte de style gothique. Nous l’avons découverte à l’aide d’un audioguide. Comme pour Lake Cave, l’éclairage la mettait très peu en valeur à tel point que certaines zones restaient totalement plongées dans l’obscurité. C’est vraiment dommage de ne pas avoir exploité tout le potentiel de cette grotte, la plus longue connue au monde.

 

Et enfin, Jewel Cave ! La meilleure ! Notre guide était certainement une GO reconvertie : le show avant tout ! Dans le groupe dont nous faisions partie, il y avait 2 couples tout droit sortis d’une sitcom des années 80 (moustaches pour les hommes, coupes de cheveux à la Sue Ellen pour les femmes et jogging imposé), une famille avec 3 enfants dont la petite fille a dormi pendant la moitié de la visite et d’ailleurs comme elle devait peser un peu lourd, son père la posait régulièrement par terre, et 3 touristes chinois arrivés en retard.

Pour en revenir à notre guide, elle nous a bien sûr expliqué les stalagmites et les stalactites mais elle a très vite employé un vocabulaire plus familier à l’australien moyen : la nourriture ! Alors nous avons découvert une grotte composée de chou-fleur et de bacon… Un petit garçon a demandé à notre guide pourquoi la grotte portait le nom de « jewel » (bijou, joyau) et sa réponse fut la preuve de son grand professionnalisme : « parce que la grotte est un joyau en soit ». Mouais…

Pour finir, elle a mis ses talents de photographe au profit du groupe et a pris en photo la petite famille et les 2 couples d’australiens.

Ah j’oubliais ! Nous avons également assisté à un spectacle de lumière incroyable ! Une partie de la grotte avait un éclairage qui variait du bleu au rouge au jaune au vert…  Au moment du rose, la petite fille qui s’était réveillée entre temps a crié « It’s pink ! It’s pink ! » (C’est rose ! C’est rose !). Il ne manquait que la musique de Jen-Michel Jarre !

Vous l’aurez compris, nous avons été un peu déçus par la qualité des visites de ces 3 grottes, d’autant que dans le Queensland, nous avions découvert Jenolan Caves accompagnés d’un vrai guide qui employait des vrais termes et qui prenait son temps.

Nous avons ensuite rejoint le Cape Leeuwin via la Bonarup Drive, une route au milieu de la forêt. Un petit aperçu de ce qui nous attendait plus au sud…

 

 

 

Ou dormir en van entre Cape Naturaliste et Cape Leeuwin ?

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